Cédric Rassat/Emre Orhun, « La Malédiction du Titanic »

Glénat, 21 mars 2012

 

 

Avril 1912. Le Titanic traverse la nuit noire et s’avance inexorablement vers l’iceberg qui le fera bientôt disparaître dans les eaux sombres de l’Atlantique nord.
À son bord, quelques milliers de passagers s’apprêtent à vivre l’une des plus effroyables tragédies de l’histoire du vingtième siècle. Mais, pour certains d’entre eux, le cauchemar a commencé quelques heures plus tôt, en marge d’une soirée costumée qui a déjà tout d’un bal de fantômes…
Cédric Rassat et Emre Orhun ont choisi d’aborder l’histoire du Titanic sous un angle nouveau. Cent ans après, cette tragédie renaît donc sous la forme d’un album très original et réalisé entièrement en cartes à gratter. Cette technique (*), que les auteurs avaient déjà utilisée pour Erzsebet (2010), prend ici tout son sens puisqu’elle permet de coller au plus près de la réalité graphique du drame. En effet, les formes blanches qu’Emre Orhun fait émerger en grattant méthodiquement sa planche sont à la fois celles qui vont permettre de concrétiser le récit, mais aussi, via l’apparition de l’iceberg blanc, l’image même de la « malédiction » qui va s’accomplir et envoyer, une nouvelle fois, le Titanic par le fond.

(*) : Le travail d’Emre Orhun consiste à gratter des planches noires (recouvertes d’encre), afin d’en extraire les traits de blancheur qui révèleront, ensuite, les formes, les volumes, la lumière, les personnages et, au bout du compte, la totalité du récit. Tous les petits traits blancs qui figurent dans l’album ont donc été minutieusement grattés, l’un après l’autre, à l’aide d’une pointe très fine ou, parfois, d’une lame de rasoir.

 

 




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