Pete Robbins, “Pyramid”

Hate Laugh Music, 28 Janvier 2014

 

 

http://peterobbins.com/

Pete Robbins (saxophone alto, clarinette, compositions), Vijay Iyer (piano), Eivind Opsvik (contrebasse), Tyshawn Sorey (batterie)

Le saxophoniste Pete Robbins, qui est né à New York en 1978 mais a grandi dans le Massachusetts, présente son septième album en leader. Un artiste incontournable de la scène new yorkaise, Pete Robbins est un de ces musiciens qui definissent le son “brooklyn” où il vit et sevit depuis sept ans.

Avec Pyramid, Pete Robbins a voulu redécouvrir des chansons qui sont pour lui des “souvenirs émotionels”. Par celà, comprenez les chansons de son adolescence, des titres aussi divers qu’éloignés du répertoire habituel du musicien de jazz ou même du fan. Le premier track est une reprise des Guns N Roses, Sweet Child O’Mine. Le saxophoniste ne se contente pas d’explorer, ni même de se réaproprier ces tubes, il les réinvente complètement avec une créativité rythmique, une inventivité harmonique et un traitement mélodique tout à fait personnels. Il enchaine avec une reprise du célèbre Hallelujah par Jeff Buckley dont vous reconnaitrez la mélodie bien qu’elle soit écrite en 11/8. Vorp, une composition de Pete Robbins, est un clin d’oeil à son précédent style d’écriture: une forme longue avec plusieurs parties, des mélodies en contrepoint sur des ostinatis de contrebasses. Wichita Lineman est une chanson de 1968 du chanteur country Glen Campbell. C’est certainement la reprise la plus difficile à reconnaitre! Le style d’écriture de Intravenous est “un mixe de ma précedente approche de l’écriture et mon nouvel objectif de composer plutôt dans un format de chanson” précise Pete Robbins. On revient vers les années 90 avec Lithium de Nirvana, une chanson dont “mes parents avaient horreur, et qui résonne toujours en moi”. Puis vient Equipoise, une composition trés ouverte, un pretexte au jeu d’improvisation. L’avant dernier morceau est Too High de Stevie Wonder. Pete Robbins garde la ligne de basse, reharmonize la mélodie et s’amuse avec differentes métriques. L’album se termine avec Pyramid, un morceau sans mélodie, “ou plutôt l’harmonie devient la mélodie” précise le compositeur qui se soustrait et laisse son groupe clore l’album en trio.

Un album équilibré et original, Pete Robbins réussit grâce à son travail d’écriture à unir des chansons originellement tres différentes les unes des autres. Malgré la complexité des arrangements, la musique donne l’impression d’être facile à jouer. Un opus qui confirme le talent de saxophoniste, de compositeur et de leader de Pete Robbins.

©Alex Terrier

 

 




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